Commentaires

Samedi 25 mars 2006

On ne reviendra pas trop longuement sur la sauvagerie des CRS gazant à tout va dans le centre-ville (en particulier des images magnifiques de grenades tombant à côté d'un landeau, sur les pompiers essayant de secourir un blessé, ou sur des familles passant dans le coin...) et matraquant même des personnes n'ayant rien à voir avec la manif (on a ainsi vu une jeune fille se faire tabasser alors qu'elle allait boire un café avec son copin: après les premiers coups elle tombre sur une poubelle, puis on la frappe à terre...). Jeudi était l'un de ces jours où l'on voit la vraie face du pouvoir: celle de son bras armé, qui  montre à peu près quel genre de protection il est prêt à nous offrir.

(les horaires sont approximatifs)

11h30
Suite au vote vendredi en AG d'une motion de solidarité appelant à la libération de tous les manifestants arrêtés jeudi , ainsi qu'à la levée de toutes les inculpations, une petite partie de l'AG (eh oui, encore une fois il est très facile de voter une motion tant que cela n'engage vraiment rien) s'est dirigée rive gauche pour manifester devant le commissariat.

12h
Les manifestants sont priés de dégager de devant le commissariat, sous peine de... coups de matraque (des cars de CRS sont présents tout autour du bâtiment). La Police prétend que les gardés à vue seront relâchés d'ici une heure.

12h40
Après avoir déjoué la vigilance des gardiens du lycée Blaise Pascal, un petit nombre d'étudiants parvient à atteindre la salle dans laquelle se tient l'AG des lycéens. RDV est donné à la fin de l'AG pour partir en manif unitaire.

13h
Les lycéens ayant fortement grossi les rangs du cortège, nous nous dirigeons vers Brisou. Une cinquantaine de mètres avant notre objectif, un lycéen (visiblement un apprenti-chefaillon) insiste pour que l'on s'arrête et "négocie". Alors que les flics nous avaient tout d'abord dit de passer! Résultat de la "négociation" de ce jeune embrigadé, sûrement formé par des gauchistes: un cordon de gendarmes mobiles et de policiers se forme pour nous barrer le passage.

13h20
Les flics ont refoulé les manifestants deux rues plus loin sous les cris de "Libérez nos camarades", et quelques altercations éclatent: une manifestante est insultée ("ferme ta gueule, je t'encule"), bousculée, puis menacée (un "ouvrier en uniforme", comme disent certains gauchistes débiles, dégoupille sa gazeuse puis la brandit devant elle); une autre, qui filmait les policiers en train de "discuter" avec les manifestants, manque de prendre un coup de matraque qui finalement atteint... sa caméra. Idem: intimidation, insultes, etc. Un commissaire propose de recevoir à 14h30 UNE personne pour "négocier". Mais négocier quoi?!? NB: les interpellés étaient sensés être libérés à 13h

13h40
La manif est à nouveau refoulée, d'abord par les agents, puis par... un escadron de CRS, avec tout leur attirail. Petite note comique: alors qu'ils avançaient en frappant sur leur bouclier avec leur matraque, ce qui est sensé faire peur, les manifestants singeaient leur attitude militaire, certains allant jusqu'à leur adresser des saluts, le bras droit bien tendu... Cela les ayant énervés, ils ont chargé. "Police partout, justice nulle part", entend-on.

Le cortège, composé de profs, de précaires, de chômeurs, d'étudiants, de syndicalistes, de lycéens, est ensuite resté de l'autre côté du boulevard, attendant un moment une équipe de télé... qui ne vint jamais.

14h30
L'envoyé revient avec quelques infos: sur une trentaine d'interpellés selon la presse, 5 sont encore détenus, les autres ayant été relâchés dans l'après midi. Parmi eux plusieurs mineurs, dont un de 13 ans! Les chefs d'inculpation sont pour la plupart outrage à agent.

On attend les conseils de spécialistes quant à la marche à suivre pour aider au mieux les personnes interpellées dans le cadre de manifs.
Par cperouen - Publié dans : cperouen
- Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus